Paul Delvaux, le rêveur éveillé (livre)

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Paul Delvaux, le rêveur éveillé (livre) de Olivier Cousinou, Georges Banu, Régine Rémon, Laura Neve. Couverture souple. 2014. 171 pages. Très bon état. Editeur Snoeck-Gent.

Paul Delvaux (1897-1994) est un artiste belge internationalement connu, dont l’univers est habité par des femmes nues qui semblent attendre que le mâle les sorte de leur immobilité. Celui-ci, souvent présent dans le tableau et correctement vêtu, les ignore totalement ou les examine avec des attitudes de vieux savants souvent empruntées à Jules Verne. Ces personnages étonnants et étranges évoluent dans des décors de zones urbaines, de ruines d’édifices antiques ou de gares.

Cet ensemble regroupe des peintures et des aquarelles. Le musée Cantini propose d’accueillir en 2014 la présentation de cette collection. Est-il un surréaliste ? « Pas toujours. Je ne suis pas un inventeur de formes. Je suis plutôt, disons, un naturaliste : je ne déforme pas la nature et je ne le veux pas », répond Delvaux . Dans ses tableaux, chaque élément s’identifie avec un aspect du réel, mais les composantes troublent les données naturelles du monde quotidien.

Comme Magritte, Delvaux a répudié l’expressionnisme flamand. Chez lui, tout est raisonné, composé, limité. Il s’est retrouvé par une inclination fatale, involontaire, sur le terrain natal de la latinité. Sous son doigté, l’objet échappe à la matière et saisit une signification de densité immédiatement cérébrale. Imprégné de culture latine, il en est l’un des messagers. Il s’apparente au Surréalisme par son érotisme latent, son métier sec et académique, aux Naïfs par son sens des valeurs et son exactitude.

Delvaux se situerait plutôt, de même qu’un Balthus, dans le vaste courant du « Réalisme magique » qui, l’entre-deux-guerres jeta une passerelle entre le fantastique du Surréalisme et la démarche plus mesurée des peintres dont le regard ne quittait point ce coté-ci du miroir. Les peintures murales, d’un style très néo-classique, réalisées chez Gilbert Périer à Bruxelles en 1954, comptent parmi les meilleures créations de l’artiste ; Sapho (1957, Bruxelles, coll. part.) relève de la même esthétique. Les autres principales peintures sont également la série « Squelettes » (1939-1944), « La tentation de Saint-Antoine » (1945-1946), « Train de nuit » (1947), « Le petit chemin » (1961) et « Le canapé bleu » (1967). Delvaux est représenté dans les musées belges ainsi qu’à la Tate Gallery de Londres, à Paris (Musée d’Art Moderne et à New York (M. O. M. A.).

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